90% des chiens de ce pays sont assurés : pourquoi les Français protègent si peu leur compagnon ?
Avec 61% des Français possédant un animal, la France compte 16,7 millions de chats et 9,7 millions de chiens. Pourtant, seuls 15% des propriétaires déclarent assurer au moins un de leurs compagnons (source IFOP), un retard flagrant face à nos voisins européens. On vous explique.
Constat sans appel : les animaux des français sont moins protégés
Comme souvent, la disparité est forte entre les membres de l'union. Ainsi, si en Suède, 80% des chats et chiens confondus seraient assurés (source Agria), ce chiffre passerait à 20% pour le Royaume-Uni et seulement 5% pour la France (avec une pondération chien / chat très variables).
Conséquence : beaucoup de propriétaires doivent faire face à d'importants frais vétérinaires imprévus. Nos animaux vivent plus longtemps, mécaniquement avec l’âge, les soins deviennent plus fréquents, et les imprévus plus coûteux.
Des raisons propres à la culture française et au marché des assureurs
L’histoire et la culture
La première assurance santé canine a été créée en Suède en 1924. Là-bas, en un siècle, assurer son animal est devenu un réflexe, presque aussi naturel que pour sa propre santé.
En France, l’assurance santé animale est plus récente, encore mal connue, et la “mutuelle pour animaux” n’est pas entrée dans les mœurs. Le Royaume-Uni est également plus “mûr” sur ce sujet.
La sensibilisation souvent trop tardive
En Angleterre et en Suède, les vétérinaires recommandent l’assurance santé animale dès les premières consultations. En France, leur rôle est aujourd’hui très limité.
La recommandation reste marginale, ce qui fait que beaucoup de propriétaires ne sont pas sensibilisés au moment clé (adoption, premières visites vétérinaires). C’est souvent la même chose dans les refuges et associations.
La complexité perçue du marché
Le marché français est en pleine expansion, avec de nombreux acteurs et une multitude de formules. Délais de carence, plafonds, franchises, taux de remboursement : le choix est large et il est facile de s’y perdre. Dans les pays nordiques, les offres sont souvent plus simples à lire et à comparer.
Des raisons d’espérer : les évolutions possibles
Des offres plus lisibles et adaptées
La France progresse déjà. Beaucoup d’acteurs proposent seulement 3 formules, avec des tableaux de garanties plus clairs à la souscription, ce qui facilite la comparaison.
Autre évolution possible : aller vers une assurance plus “préventive”. En Suède et au Royaume-Uni, l’approche intègre davantage prévention et bien-être :
- téléconsultation vétérinaire,
- conseils nutritionnels,
- suivi comportemental…
L’assurance devient un partenaire santé global, pas seulement un “payeur”. En France, le modèle reste surtout un système de remboursement une fois le problème survenu.
Il faut souligner que certains services additionnels existent et se développent dans certains contrats (forfait prévention, parfois remboursement de médecine douce telle que l’ostéopathie si prescrite par un vétérinaire).
Une sensibilisation grandissante
Enfin, il y a un vrai travail de pédagogie sur les coûts à mener. Mettre de l’argent de côté ne suffit pas toujours. Exemple :
- une rupture des ligaments croisés chez le chien peut coûter entre 1 200 € et 3 500 € (fourchette basse sans compter les frais d’imagerie, hospitalisation, traitements et rééducation).
- avec 25 € mis de côté chaque mois, votre épargne ne couvre que 300 € au bout d’un an.
- une facture imprévue de 900 € laisse 600 € à régler immédiatement au bout d’un an d’épargne.
À l’inverse, il existe des mutuelles pour animaux autour de 25 €/mois (selon profil et contrat) couvrant accident + maladie, souvent avec hospitalisation/chirurgie et un plafond annuel parfois ≥ 1 500 €.
Avant de souscrire, il est important de vérifier le taux de remboursement, franchise, délais de carence, exclusions, et plafond de garantie.
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