Le cheval Peyo, soutien de tous les patients en fin de vie

Par Déborah Attias -

Ce mercredi 4 février 2025, les petits et les grands vont pouvoir découvrir la fabuleuse histoire vraie de Peyo. Bien avant d'être honoré au cinéma, ce cheval a illuminé le quotidien des malades, mais également des proches de ces derniers.

Le cheval Peyo arrive au centre hospitalier de Calais avec son maître Hassen

Dire que Peyo est connu est un euphémisme. En effet, dès que le bruit de ses sabots résonne sur le sol du centre hospitalier de Calais, les aides-soignantes de ce service de soins palliatifs lui déroulent le tapis rouge. Depuis plus d'une décennie, cet étalon à la robe alezan a le vent en poupe auprès des familles. Quant à son discret dresseur Hassen Bouchakour, il est son plus fervent admirateur.

Un caractère unique en son genre

Interrogé par nos collègues du Figaro, le maître de Peyo ne tarit pas d'éloges à son sujet. Après huit ans passés à multiplier les spectacles, il a eu un déclic. Au contact des personnes vulnérables, son cheval n'agit pas de la même manière. Tendre et respectueux, il se démarque nettement des autres animaux de son espèce.

En somme, "une fois qu'il a senti une faiblesse chez un humain, Peyo déploie à son égard un instinct très protecteur. Pour autant, ça n’est pas de l’empathie telle que nous la concevons. Il n’a pas de pitié particulière ni de jugement."

Une méthode bien rodée

Afin de bien comprendre ce curieux phénomène, un spécialiste du langage équestre a souligné qu'il parvient à "ressentir l'énergie magnétique" de l'homme. A l'instar de la chienne Perrine capable de détecter un manque d'insuline, le pur-sang perçoit "l’abaissement des vibrations" . D'autre part, il peut également compter sur "son sens olfactif très développé".

A peine arrivé, Peyo a le même rituel. Il délaisse son maître et se rend au chevet des "malades les plus avancés". De temps en temps, il n'hésite pas à "leur faire quelques papouilles du bout du museau." Résultat des courses, au fur et à mesure, l'équipe médicale s'est rendue à l'évidence. Il y a une "baisse d’anxiété significative chez les patients" visités par l'équidé.

Un hommage mérité

Comme l'atteste la bande-annonce ci-dessous, le réalisateur Thomas Balmès a eu un coup de cœur pour Peyo. Pendant trois ans, les scénaristes ont eu du pain sur la planche. Pas facile de narrer le parcours de Peyo sans expliquer les tourments de cette mère de famille d'à peine 39 ans en phase terminale.

Cela serait réducteur de croire que Peyo a le premier rôle dans ce long-métrage bouleversant. S'il reste "une demi-énigme" pour les spectateurs, son hypersensibilité a marqué les esprits de tous ceux qui ont l'honneur de croiser sa route. Pourvu que ça dure le plus longtemps possible !