Pourquoi la prise d'antiparasitaires peut être fatale pour ces races de chien ?
Le retour des beaux jours marque aussi celui des parasites : puces, tiques, poux… Les antiparasitaires semblent indispensables pour protéger votre chien. Pourtant, certains traitements cachent un risque méconnu : des races porteuses d’une mutation génétique sont très sensibles à plusieurs médicaments, parfois jusqu’à des conséquences graves. Votre chien est-il concerné ? Voici ce qu’il faut savoir avant de le traiter.
Protéger son chien des parasites : attention aux traitements utilisés
Votre chien se lèche, se gratte ou présente un poil plus terne ? Il est probablement victime de puces, un problème très fréquent chez les chiens. Si ces parasites, tout comme les tiques, peuvent être présents toute l’année, leur prolifération s’accélère avec le retour du printemps.
Installés dans le pelage, ils provoquent démangeaisons, inconfort, fatigue et peuvent même transmettre des maladies parfois graves. Protéger son chien contre ces parasites est donc essentiel. Mais avant de choisir un traitement, certaines précautions s’imposent.
Pipettes, colliers, comprimés… les solutions ne manquent pas pour lutter contre les parasites externes. Leur efficacité varie toutefois selon les produits, les marques et surtout les molécules utilisées. Et c’est là que la vigilance devient cruciale : plusieurs substances, parmi les plus efficaces, peuvent aussi être les plus risquées pour certains chiens. Leur utilisation peut entraîner des effets indésirables sévères qu’il ne faut surtout pas sous-estimer.
Un simple traitement peut être fatal pour ces chiens
Il existe une mutation génétique qui rend certains chiens particulièrement sensibles à de nombreux médicaments, dont certains antiparasitaires courants. Appelée mutation du gène MDR1 (de l’acronyme anglais Multi-Drug Resistance), elle empêche l’organisme d’éliminer correctement certaines substances. Résultat : des molécules pourtant sans danger pour la majorité des chiens peuvent devenir toxiques, voire mortelles.
En France, plusieurs races sont particulièrement concernées, notamment les Colleys, les Bergers australiens, les Bergers des Shetland ou encore les Bergers blancs suisses. Mais ce n’est pas tout : certains individus parmi les Border collies, les Bobtails ou les Bergers allemands peuvent également être porteurs de cette mutation.
Ces chiens présentent une hypersensibilité à des molécules fréquentes comme l’ivermectine, la milbémycine ou la moxidectine. Ces substances peuvent leur provoquer des troubles neurologiques graves : tremblements, convulsions, coma… Dans les cas les plus sévères, l’issue peut être fatale.
Cette mutation ne concerne pas uniquement les chiens de race pure. Les chiens croisés, issus de ces lignées, peuvent eux aussi être porteurs, souvent sans que leur propriétaire le sache.
Test génétique et nouvelles règles : agir pour la sécurité de votre chien
Pour limiter les risques d’intoxication médicamenteuse, il est fortement recommandé de faire dépister les chiens appartenant à des races à risque. Un test génétique permet de savoir s’ils sont porteurs de la mutation du gène MDR1. Simple et rapide, il se réalise grâce à un prélèvement buccal et coûte en moyenne 80 euros.
En parallèle, la réglementation a évolué pour mieux protéger les animaux. Depuis janvier 2025, une nouvelle règle européenne impose la présence du chien chez le vétérinaire avant toute prescription de certains antiparasitaires.
Cette mesure permet au vétérinaire de vérifier plusieurs éléments essentiels : race, poids, antécédents médicaux… afin d’éviter toute erreur de traitement. Un contrôle indispensable pour prévenir des conséquences potentiellement graves, voire fatales.
Connaître les risques, les soins adaptés et les particularités de votre chien, c’est le meilleur moyen de protéger sa santé et de lui offrir une vie saine et heureuse.