“Croisé staff”, “type molosse”… cet examen qui peut changer l’avenir d’un chien à l’adoption

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Les refuges peinent souvent à faire adopter les chiens catégorisés. Non pas parce qu’ils seraient plus dangereux — l’Anses n’a pas mis en évidence de dangerosité supérieure chez ces chiens — mais en raison des nombreuses contraintes qui encadrent leur détention et leur adoption. Pourtant, un examen morphologique appelé “diagnose” peut parfois permettre leur décatégorisation et changer leur avenir. Explications.

chien type molosse
Certains chiens “type molosse” peuvent ne plus être considérés comme catégorisés après une diagnose.

La diagnose, un examen qui peut changer l’avenir du chien

Adopter un chien catégorisé implique de respecter plusieurs obligations légales, ce qui peut parfois freiner certains adoptants. Pourtant, lorsqu’un chien n’est pas inscrit au LOF et qu’il est catégorisé uniquement sur des critères physiques liés à son apparence de “type molosse”, une solution existe : la diagnose.

Réalisée par un vétérinaire, cette évaluation morphologique permet de confirmer ou non l’appartenance du chien à l’une des deux catégories de chiens dits "dangereux”. Selon les caractéristiques observées, certains chiens peuvent ainsi être décatégorisés.

Comment un chien peut-il être décatégorisé ?

La diagnose repose sur un examen morphologique non invasif réalisé par un vétérinaire agréé. Différentes mesures sont prises, comme la taille au garrot, le poids ou encore le périmètre thoracique, afin d’évaluer si le chien correspond réellement aux critères définissant les catégories concernées.

Par exemple, un chien considéré comme “type pitbull” doit mesurer entre 35 et 50 cm au garrot. Si l’animal dépasse ce gabarit — par exemple 55 cm — il sort alors des critères morphologiques retenus pour cette catégorisation.

Au-delà des mesures strictes, certains éléments restent à l’appréciation du vétérinaire : largeur du cou, longueur du museau, forme de la tête… autant de détails qui viennent compléter son évaluation.

À l’issue de l’examen, le vétérinaire peut délivrer un document attestant que le chien n’appartient finalement pas aux catégories concernées, même si son apparence peut laisser penser le contraire.

La diagnose peut-elle faciliter l’adoption ?

De nombreux chiens catégorisés présents dans les refuges peinent aujourd’hui à trouver une famille. En cause : les nombreuses obligations imposées à leur futur détenteur, comme l’obtention d’une attestation d’aptitude, l’évaluation comportementale du chien, sa déclaration en mairie ou encore la souscription d’une assurance spécifique.

Ces contraintes peuvent décourager certains candidats à l’adoption. C’est là que la diagnose prend tout son intérêt : lorsqu’un chien de type molosse n’est finalement plus considéré comme catégorisé après examen, son adoption peut devenir plus accessible.

À noter toutefois qu’un chien maintenu en catégorie 1 ne peut légalement pas être adopté. Dans ce cas, le refuge reste officiellement détenteur de l’animal, même si celui-ci peut vivre au sein d’une famille d’accueil longue durée.

Un récent rapport de l’Anses sur les chiens catégorisés n’a par ailleurs pas mis en évidence de dangerosité supérieure à celle des autres chiens. Une conclusion qui rappelle l’importance de ne pas réduire un chien à son apparence ou à sa catégorie lors d’une adoption.

Une adoption responsable implique avant tout de s’intéresser au tempérament du chien, à son comportement et à sa compatibilité avec son futur foyer.

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