Cette influenceuse a du coeur et rentre à Dubaï exprès pour retrouver ses animaux de compagnie

Par Lauriane Potin -

Bloquée en Europe à cause du conflit, l’influenceuse Aveline Darimont n’avait qu’une obsession : retourner à Dubaï pour récupérer ses animaux de compagnie. Son retour très commenté sur les réseaux sociaux rappelle aussi une réalité plus sombre : l’explosion des abandons d’animaux dans l’émirat depuis le début des tensions.

Aveline Darimont avec son chien à Dubaï

Bloquée à Bruxelles, loin de ses animaux

Ces derniers jours, l’influenceuse Aveline Darimont a partagé avec sa communauté une série de vidéos racontant son périple pour retourner à Dubaï. Au moment où elle commence son vlog en date du 14 mars, la créatrice de contenu se trouve toujours coincée à Bruxelles, en raison des perturbations aériennes liées au conflit. Les vols sont incertains et les itinéraires changent régulièrement, rendant tout retour compliqué.

Face à cette situation, elle explique clairement sa priorité : retrouver ses animaux restés à Dubaï. Dans ses vidéos, elle insiste sur le fait que c’est même la seule raison qui la pousse à revenir dans l’émirat pour le moment. Pour elle, il ne s’agit pas simplement d’un déplacement logistique, mais d’un engagement envers des êtres vivants dont elle se sent responsable. Et qu'elle considère comme sa famille.

Un voyage mouvementé pour rentrer à Dubaï

Finalement, une solution se dessine : un vol au départ d’Amsterdam. L’influenceuse filme alors une scène qui a particulièrement marqué ses abonnés : elle se trouve dans un avion presque vide, symbole des perturbations qui touchent actuellement les trajets internationaux.

Après ce voyage inhabituel, elle annonce être bien arrivée à Dubaï. Le soulagement est palpable dans ses vidéos. Mais l’histoire ne s’arrête pas là : Aveline Darimont explique que son séjour dans l’émirat pourrait se prolonger. Elle et ses proches comptent rester sur place tant qu’ils n’auront pas trouvé une solution pour pouvoir repartir avec leurs animaux.

Car déplacer des animaux entre pays peut rapidement devenir un casse-tête administratif : certificats vétérinaires, transport agréé, formalités douanières… Autant d’étapes qui prennent du temps, surtout dans un contexte international perturbé.

À Dubaï, une explosion des abandons d’animaux

Le récit de l’influenceuse intervient dans un contexte beaucoup plus préoccupant pour les associations locales. Depuis le début du conflit et les départs précipités de nombreux expatriés, les refuges de Dubaï font face à une situation alarmante.

De nombreuses familles quittent la ville ou les Émirats arabes unis sans pouvoir – ou sans vouloir – emmener leurs animaux avec elles. Résultat : les abandons se multiplient. Certaines structures de protection animale signalent également une hausse dramatique des euthanasies, faute de place et de ressources pour accueillir tous les animaux laissés derrière.

Chats, chiens, NAC : beaucoup se retrouvent soudainement sans foyer. Les refuges, déjà saturés, doivent redoubler d’efforts pour trouver des familles d’accueil ou organiser des adoptions.

L’adoption, un engagement sur le long terme

Dans ce contexte, l’histoire d’Aveline Darimont rappelle une réalité essentielle : adopter un animal est un engagement qui dépasse les moments faciles. Les animaux de compagnie ne sont pas des objets que l’on peut laisser derrière soi lorsque la situation devient compliquée.

Un chien ou un chat ressent le stress, l’attachement et la séparation. Ils développent des liens forts avec leurs humains et dépendent entièrement d’eux pour leur sécurité et leur bien-être.

Les crises, les déménagements ou les imprévus font malheureusement partie de la vie. Mais adopter un animal signifie aussi anticiper ces situations et chercher des solutions, même lorsque cela demande du temps, de l’énergie ou des démarches complexes.

Le parcours raconté par l’influenceuse sur ses réseaux sociaux illustre justement cette responsabilité : tout faire pour retrouver ses animaux et ne pas les abandonner derrière soi, quelles que soient les difficultés. Une démarche qui contraste avec la réalité vécue aujourd’hui par de nombreux refuges de Dubaï.