En Belgique, des mesures pionnières contre la maltraitance animale voient le jour

Par Lauriane Potin -

La Flandre, région néerlandaise de Belgique, envisage d’introduire une interdiction temporaire de détention d’animaux en cas de maltraitance. L'objectif est de renforcer la protection des animaux.

Flandre maltraitance animal

Une réponse législative à des cas préoccupants

Ces dernières années, le Parlement et le gouvernement régional ont progressivement renforcé leur arsenal législatif contre la maltraitance animale. Actuellement, lorsque quelqu’un est condamné pour ce genre de délits, un juge peut prononcer plusieurs types de sanctions. Amende, peine de prison, confiscation des animaux ou même, et dans certains cas, une interdiction à vie.

De surcroit, les autorités souhaitent que toute personne reconnue coupable de sévices ou de négligence grave ne puisse plus immédiatement détenir d’animaux pendant un laps de temps défini en amont.

Pourquoi une interdiction temporaire ?

Quand un animal est saisi pour cause de maltraitance, il est rarement rendu. De fait, en 2024, moins de 10 % des 5 510 animaux saisis en Flandre avaient été restitués à leurs propriétaires. Or, rien n'empêchait ces derniers d'accueillir un nouvel animal.

Même si la période est définie au cas par cas, cela permettrait au juge ou aux autorités administratives de prendre les dispositions nécessaires. Par exemple, ordonner que le propriétaire déchu remplisse certaines conditions avant d'adopter un autre animal (suivi de formation, évaluation comportementale, etc.).

De plus, cette loi permettrait de réduire radicalement les risques de récidive, mais aussi de fixer un cadre d’intervention précis. Du moins, avant que la situation ne dégénère davantage pour l’animal concerné.

Une évolution nécessaire pour le bien-être animal

Cette initiative flamande s’inscrit dans une tendance européenne générale de renforcement du droit du bien-être animal. Ce débat montre que le droit animalier continue d’évoluer, à mesure que la société accorde une place de plus en plus importante à nos compagnons.

Cependant, la mise en œuvre de ce type d’interdiction temporaires soulève aussi des questions: comment évaluer la durée de l’interdiction ? Qui pour venir en aide et comment assurer le suivi des personnes visées ? Autant de questions qui restent sans réponse...pour le moment !

En tout cas, c'est l'évidence, il y aura un avant et un après cette proposition en Flandre. Elle marque une étape significative vers une meilleure prise en compte de la souffrance animale. Qui sait, peut-être que cette proposition trouvera un écho dans les pays voisins ? Affaire à suivre...