Rio, le plus mignon des policiers : normal, c'est un chat !

Par Lauriane Potin -

À Montargis, dans le Loiret, un petit chat nommé Rio s’est fait une place toute particulière au commissariat de police, où il est devenu une mascotte bien-aimée des policiers et des visiteurs. Derrière ses miaulements attendrissants se cache une belle histoire de compassion, de bien-être animal et d’impact positif au travail.

Rio le chat policier

De la rue au commissariat : l’histoire de Rio

Rio n’est pas un chat comme les autres : il a été adopté par le commissariat de police de Montargis après avoir été trouvé dans le jardin d’un officier, qui a pris soin de lui avant de proposer qu’il reste à la caserne.

Ce petit chaton gris et blanc, âgé d’environ trois mois au moment de son arrivée, a immédiatement conquis le cœur de ses nouveaux collègues. Arrivé le 1ᵉʳ septembre, au même moment que dix nouveaux agents, il a rapidement fait partie intégrante de l’équipe.

Son nom, Rio, n’est pas anodin : il correspond au « Référentiel des identités et de l’organisation », un acronyme qui figure sur l’uniforme de chaque policier. C’est un clin d’œil affectueux qui scelle son appartenance à la “famille” du commissariat.

Un rôle au-delà de la simple mascotte

L’adoption de Rio répond à un objectif qui va bien au-delà du simple effet de mode. Selon la commissaire Audrey Bohnert, interrogée par le média la République du Centre, la présence d’un chat est un véritable facteur de bien-être au travail, non seulement pour les agents, mais aussi pour les personnes qui se rendent au commissariat pour déposer une plainte ou être auditionnées.

Le chat apporte une atmosphère apaisante dans un environnement qui peut être stressant, notamment pour les victimes ou les témoins dans des moments difficiles. Comme l’explique un brigadier-chef, il “fédère aussi beaucoup les fonctionnaires” autour d’un compagnon à quatre pattes qui sait séduire par ses miaulements et son comportement affectueux.

Pour l’instant, Rio vit dans une salle de pause attenante au bureau de la commissaire, entouré de croquettes, jouets et paniers douillets. Une cagnotte collective a même été lancée pour financer sa nourriture et ses soins vétérinaires : le chat ne manque de rien et est choyé par toute l’équipe.

Le bien-être animal au cœur des interactions humaines

La présence de Rio à Montargis illustre une tendance plus large à reconnaître les bienfaits des animaux de compagnie sur le bien-être psychologique et émotionnel des humains. Des études montrent que les interactions avec des chats ou des chiens peuvent réduire le stress, abaisser la pression artérielle et favoriser un sentiment de confort, ce qui est particulièrement utile dans des lieux de tension comme un commissariat ou encore un cabinet médical.

Ici, Rio joue un rôle qui va bien au-delà d’une mascotte : il devient un outil d’apaisement et de lien social au sein d’un service de police.

Une mascotte populaire bien au-delà de Montargis

Même si Rio est essentiellement connu localement, son histoire commence à circuler plus largement, attirant l’attention sur ce chat unique et ses effets positifs. Ses miaulements font fondre les cœurs des agents, et certains habitants viennent même parfois de loin pour venir le caresser, témoignant de l’émotion qu’il suscite.

Au fil des semaines, la petite boule de poils est devenue plus qu’un simple chaton : il symbolise une approche humaine du travail policier, où l’empathie et le bien-être complètent l’action de terrain. L’idée de faire intervenir Rio, plus tard, lors d’auditions auprès de victimes fragiles — une pratique que certaines forces de police commencent à explorer — montre combien un animal peut aider à instaurer un climat de confiance et de sérénité au moment où cela compte le plus.

En résumé, Rio n’est pas seulement un chat du commissariat : il est devenu un complice apaisant pour les policiers et le public, démontrant concrètement combien les animaux peuvent enrichir les espaces humains, même les plus inattendus.