Arrivée d’un chiot : comment éviter le "puppy blues" ?
Vous l’avez choisi, il a déjà un nom et il arrive chez vous dans quelques jours. Vous avez tout prévu : panier, jouets, harnais, friandises… Si l’arrivée d’un chiot est souvent accompagnée d’une excitation immense, elle rime aussi avec un changement de rythme et d’habitude qui peut déstabiliser. On vous dit tout pour rendre cette cohabitation la plus harmonieuse possible.
Réorganiser son quotidien
Quand on rêve d’accueillir un animal chez soi, son arrivée est souvent idéalisée. On rêve d’une connexion immédiate mais la réalité est souvent bien différente. Car apprendre à faire connaissance et créer un lien de confiance prend du temps et de l’énergie.
Du jour au lendemain, vous vous retrouvez avec une nouvelle responsabilité : un petit être qui a tout à apprendre et dépend entièrement de vous. En arrivant chez vous, le chiot découvre un environnement totalement nouveau. Assurer sa sécurité et répondre à ses besoins demande une attention accrue et une surveillance quasi permanente. Le challenge consiste à trouver une routine qui convienne à tout le monde : fluide pour vous et rassurante pour le chiot.
Prévenir le "puppy blues"
Il arrive que le stress, l’épuisement et le doute prennent le dessus durant les premières semaines qui suivent l’adoption d’un chiot. Ce phénomène a un nom : le "puppy blues". Une étude d’une université finlandaise, datant de juin 2024, révèle que cette déprime passagère toucherait environ un propriétaire sur deux.
Gérer un chiot et l’amener à devenir un adulte serein, épanoui et équilibré est un défi aussi enthousiasmant que complexe. C’est une vraie charge dont il faut avoir conscience. Il est possible de se faire aider par un éducateur canin, voire même de le rencontrer en amont de l’accueil du chiot pour mieux s’y préparer.
S’accorder du temps de repos, surtout au début, est essentiel. Cette nouvelle cohabitation est éprouvante pour tout le monde. Vous êtes sur le qui-vive et le chiot arrive dans un nouvel environnement avec des stimulations nouvelles et des humains inconnus.
Pour éviter de se mettre la pression, il faut garder à l’esprit que le chiot reste chiot peu de temps mais que sa construction s’étale sur une période plus longue, souvent un an. La maturité du chien prend du temps à se construire. Passer du temps à l’observer vous aidera à distinguer son état émotionnel et facilitera votre relation.
Prendre le temps de créer du lien
Souvent, dès le début on est tenté de lui apprendre des "tricks" pour en faire le chien parfait que l’on a vu dans des vidéos. Mais avant de penser éducation, il est important de créer du lien avec lui. Consacrer du temps à ce qu’il se sente bien dans son environnement et dans les lieux qu’il va être amené à fréquenter est primordial avant d’envisager de nouveaux apprentissages.
Les premiers mois de l’éducation d’un chiot doivent être avant tout consacrer à la gestion de ses émotions en le confrontant progressivement à différentes situations pour qu’il parvienne à s’y sentir à l’aise et en confiance.
Pour prévenir l’anxiété de séparation, il est important d’éviter de le confronter trop tôt à la solitude et de le laisser développer son autonomie à son rythme. S’éloigner de vous pour aller chercher un jouet, s’aventurer dans une pièce sans vous, aller se coucher seul dans son panier… sont déjà de grandes étapes pour un chiot.
Quand chacun aura trouver son équilibre, vous pourrez débuter de nouveaux apprentissages. Grâce au lien que vous aurez pris le temps de créer, votre chien sera en confiance et donc plus apte à répondre à vos demandes. Vous pourrez alors profiter pleinement de vos années à vivre ensemble.
Accueillir un chien, ce n’est pas seulement lui apprendre à vivre avec nous mais aussi apprendre à vivre avec lui.