Cancer chez les animaux : certaines races y sont-elles plus susceptibles ?

Par Lauriane Potin -

Les cancers sont aujourd’hui l’une des principales causes de mortalité chez nos compagnons. Or, cette maladie reste encore mal comprise du grand public. Mieux informer les propriétaires permet pourtant d’améliorer la prévention, la détection précoce et la qualité de vie des concernés.

chien caniche chez le vétérinaire

Une réalité fréquente mais méconnue

Chez les chiens comme chez les chats, le cancer est une maladie plus courante qu’on ne le pense. On estime qu’environ un chien sur deux développera un cancer au cours de sa vie, en particulier après l’âge de 7 ou 8 ans.

Chez le chat, la maladie est un peu moins fréquente, mais souvent plus agressive et diagnostiquée plus tard, ce qui complique la prise en charge.

Il existe de nombreux types de cancers animaux : cutanées, mammaires, lymphomes, osseux ou encore digestifs. Grâce à la détection d'une masse sous la peau, certains sont visibles. Hélas, d’autres restent longtemps silencieux. Cette diversité explique pourquoi cette maladie reste une cause de mortalité encore mal identifiée par les propriétaires. Du reste, ces derniers peuvent hélas confondre les premiers signes avec un simple vieillissement de leur compagnon de route.

Des chiens plus sensibles que d'autres ?

Parmi les races de chien les plus concernées, il y a

  • Les goldens retriever est particulièrement sujet à des cancers agressifs touchant le système lymphatique ou les vaisseaux sanguins.
  • Le berger allemand et le boxer sont également connus pour leur sensibilité aux tumeurs cutanées ou osseuses
  • Les rottweilers et les dobermans sont plus exposés aux cancers des os et du cœur.
  • Enfin, les caniches, les Scottish Terriers ou les Bouviers bernois figurent parmi les races les plus touchées.

Ces vulnérabilités soulignent l’importance de connaître les risques spécifiques à la race de son chien. Des visites vétérinaires régulières, une attention aux changements physiques ou comportementaux et un suivi adapté permettent souvent de détecter les maladies plus tôt.

Les signes avant-coureurs

Une boule qui grossit, une perte de poids inexpliquée, une fatigue inhabituelle, une baisse d’appétit, des vomissements répétés ou des difficultés à se déplacer sont autant de facteurs à surveiller.

Chez le chat, les changements de comportement sont parfois discrets : isolement, diminution du toilettage ou agressivité inhabituelle.

Chez le chien, une boiterie persistante ou une mauvaise cicatrisation peuvent aussi être révélatrices. Plus un cancer est détecté tôt, plus les options de traitement — chirurgie, chimiothérapie ou soins palliatifs — peuvent être efficaces.

L’environnement est un autre facteur clé, mais demeure encore mal évalué. L’exposition à certains produits chimiques, à la fumée de cigarette, à la pollution ou à une alimentation de mauvaise qualité pourrait augmenter les risques. Enfin, comme chez l’humain, le hasard biologique joue un rôle.

Comment mieux prendre soin de nos chiens et de nos chats

Même s’il est impossible d’éviter tous les cancers, certaines actions permettent de réduire les risques et d’améliorer la prise en charge.

  • La stérilisation précoce, par exemple, diminue fortement le risque de cancers mammaires chez les femelles.
  • Une alimentation équilibrée, adaptée à l’âge et à l’état de santé de l’animal, contribue aussi à renforcer son système immunitaire.
  • Les visites vétérinaires régulières sont essentielles, surtout à partir du milieu de vie. Un examen annuel — voire semestriel chez les animaux âgés

En somme, à la maison, observer son animal, le toucher, le connaître dans son comportement quotidien est l’un des meilleurs moyens de repérer un problème tôt