Automne : les 7 dangers pour votre chien ou votre chat à ne pas sous-estimer

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A chaque saison, son lot de désagréments ! Si l’automne est une belle saison pour se promener et sortir avec son animal, les jardins et forêts regorgent de dangers contre lesquels il faut se prémunir. Tiques, puces, marrons d’Inde, glands, champignons toxiques ou douleurs articulaires : découvrez les principaux risques de l’automne pour les chiens et les chats, ainsi que les précautions à prendre pour les protéger.

chien de race old English bulldog qui profite de l'automne en sécurité

Puces et tiques : pourquoi les parasites restent dangereux en automne

Comme le printemps, l’automne est une saison propice aux parasites, notamment aux tiques et à la prolifération des puces !

Contrairement aux idées reçues, ces parasites ne disparaissent pas lorsque les températures commencent à baisser. Les tiques restent actives tant que les conditions climatiques leur sont favorables. Quant aux puces, elles peuvent continuer à se développer à l'intérieur des habitations.

En effet, leurs œufs et leurs larves peuvent se retrouver dans les parquets, moquettes et autres tissus. Dès lors que nous allumons le chauffage, la chaleur favorise leur développement et l'apparition de nouvelles puces adultes.

N’oubliez donc pas de traiter votre chien ou votre chat contre ces parasites, ainsi que son environnement ! Un traitement antiparasitaire adapté à son espèce et à son mode de vie permet de réduire les risques. Attention : certains produits destinés aux chiens sont toxiques pour les chats. Demandez toujours conseil à votre vétérinaire avant d'utiliser un traitement.

Après une promenade en forêt ou dans les hautes herbes, pensez également à inspecter le pelage de votre animal, particulièrement autour des oreilles, du cou et entre les doigts.

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Mue et boules de poils !

Qui dit changement de température, dit changement de pelage. En effet, pour affronter le froid hivernal, les chiens et les chats muent et perdent leur pelage estival pour un pelage bien plus dense. Si cette phase est tout à fait naturelle, elle doit néanmoins attirer l’attention des maîtres.

En faisant leur toilette, les chats ingèrent involontairement de plus grandes quantités de poils. Une partie de ces poils est naturellement évacuée dans les selles, mais certains peuvent s'accumuler dans l'estomac et former des boules de poils.

Si ces dernières sont généralement régurgitées sans difficulté, elles peuvent, plus rarement, provoquer une obstruction du système digestif. Des vomissements répétés, une perte d'appétit ou un abattement doivent donc conduire à consulter un vétérinaire.

Pour les aider à passer cette étape sans heurt, il est recommander de brosser régulièrement votre animal, et plus encore à la mi-saison, lorsque son pelage se renouvelle.

Si le brossage ne semble pas suffisant, votre vétérinaire pourra vous conseiller une alimentation adaptée ou des solutions spécifiques pour faciliter l'élimination des poils ingérés. Évitez de donner des laxatifs ou des compléments alimentaires sans avis professionnel.

Plantes toxiques : les dangers du marronnier, du houx et de l’if

Outre les branches d’arbres et les pommes de pins qui peuvent provoquer des occlusions intestinales lors de promenades, il vous faudra également savoir identifier les arbres qui vous entourent.

En effet, les chiens, mais également les chats, les lapins et herbivores peuvent être tentés de mâchonner certaines plantes ou jeunes pousses d’arbres. Si leur système digestif en tolère certaines, d’autres sont en revanche toxiques.

Les vétérinaires mettent en garde contre le houx, l'if et le marronnier, dont différentes parties peuvent provoquer des intoxications. Les feuilles et les baies du houx sont toxiques, tout comme les graines et les rameaux de l'if. Chez le marronnier, les feuilles, les bourgeons et les marrons d'Inde présentent également des risques.

Ces végétaux peuvent provoquer des troubles digestifs et, selon l'espèce et la quantité ingérée, des manifestations neurologiques ou cardiaques. L'if présente notamment un danger important pour plusieurs espèces herbivores, dont les lapins et les chevaux.

Pommes de pin : attention au risque d’occlusion intestinale

Quoi de plus amusant qu’une pomme de pin qui roule et qui craque sous les dents ! Mais gare aux écailles qui sont indigestes et abîment le tube digestif de l’animal pouvant aller jusqu’à provoquer une occlusion intestinale !

Pour éviter ce type de désagréments, apprenez à votre chien à lâcher sa proie quand vous lui en donnez l’ordre. Lors des promenades, surveillez également les objets qu'il ramasse et proposez-lui un jouet adapté plutôt que de le laisser mâchonner des végétaux.

Marrons, glands et champignons : les aliments toxiques pour le chien

Marrons d’Inde et châtaignes : comment les différencier ?

Ronds comme une balle de ping-pong, les marrons et châtaignes sont bien divertissants pour votre chien !

Mais attention à ne pas les confondre : les marrons d'Inde sont toxiques, contrairement aux châtaignes comestibles.

Les marrons d'Inde contiennent des substances susceptibles de provoquer une intoxication chez le chien. Les symptômes sont principalement digestifs : nausées, vomissements, diarrhée et douleurs abdominales. Des troubles neurologiques peuvent également apparaître dans les cas les plus graves.

La châtaigne, quant à elle, n'a pas la même toxicité. Toutefois, lorsqu'elle est avalée entière, elle peut présenter un risque d'étouffement ou d'obstruction digestive, notamment chez les petits chiens. Sa bogue hérissée de piquants peut également provoquer des blessures.

Pour les distinguer, observez leur enveloppe : la châtaigne pousse dans une bogue recouverte de nombreux piquants longs et serrés, tandis que le marron d'Inde se trouve généralement seul dans une coque verte aux pointes plus courtes et espacées.

Glands de chêne : quels risques pour les chiens et les chevaux ?

Comme les noix, marrons et autres fruits à cosse, l’ingestion de gland peut causer une intoxication chez les bovins et les chevaux mais également chez le chien, en particulier si les glands sont verts.

Ils contiennent des tanins responsables d'effets toxiques lorsque les quantités ingérées sont importantes. Les signes peuvent aller de la constipation à la diarrhée, accompagnées d'une forte fatigue, de vomissements et parfois de troubles plus graves.

Les intoxications concernent particulièrement les herbivores qui consomment des glands en quantité, mais les chiens peuvent également être touchés lorsqu'ils les ramassent pendant leurs promenades.

Noix, amandes et macadamia : tous les fruits à coque sont-ils toxiques ?

Si vous possédez un noyer dans votre jardin, vous avez déjà dû rencontrer le problème.

Toutes les noix ne présentent pas le même degré de toxicité pour les chiens. Les noix de macadamia sont particulièrement dangereuses : leur ingestion peut entraîner des vomissements, une faiblesse musculaire, des tremblements et des difficultés à marcher.

Les autres fruits à coque, comme les amandes ou les noix classiques, ne présentent pas nécessairement la même toxicité. Cependant, leur teneur élevée en matières grasses peut provoquer des troubles digestifs. Leur taille et leur coque peuvent également occasionner un étouffement ou une obstruction digestive.

Une vigilance particulière s'impose avec les noix tombées au sol et moisies. Certaines moisissures peuvent produire des toxines responsables de tremblements et de convulsions chez le chien.

Le plus prudent reste donc d'empêcher votre animal de ramasser des noix ou des fruits à coque dans le jardin.

Le saviez-vous ? Amandes, noix de pécan, noix de macadamia, pistaches,.. tous les fruits à coques sont particulièrement toxiques pour le chien.

Champignons : que faire si votre chien en mange ?

Qui dit automne dit champignon. Et si certains sont inoffensifs, d’autres, comme pour les humains, peuvent être dangereux pour vos animaux.

À cette période de l’année, les centres vétérinaires antipoison enregistrent des signalements d'intoxications liées à l'ingestion de champignons. En effet, les chiens peuvent vouloir jouer avec ces drôles de chapeaux.

Attention donc aux champignons vénéneux, certes, mais aussi aux espèces dont vous ignorez la nature. Il peut être difficile de distinguer un champignon toxique d'une espèce inoffensive, et certaines intoxications peuvent entraîner des atteintes graves du foie, des reins ou du système nerveux.

Vous avez vu votre chien ingérer un champignon ? Contactez immédiatement votre vétérinaire, sans attendre l'apparition de symptômes. Vous pouvez également solliciter le Centre antipoison animal CAPAE-Ouest au 02 40 68 77 40. Si possible, photographiez le champignon et conservez-en un échantillon pour faciliter son identification. Ne faites pas vomir votre animal sans avis vétérinaire.

Vous n’avez pas vu votre animal ingérer d’aliments ou produits toxiques mais vous noter un changement de comportement ou certains symptômes décrit (vomissement, abattement, diarrhée, …) ? Pensez à appeler votre vétérinaire qui pourra vous indiquer si votre animal est en danger.

Teigne chez le chien et le chat : comment reconnaître les symptômes ?

Cette maladie, particulièrement contagieuse, peut toucher les chiens et les chats tout au long de l'année. Contrairement à une idée répandue, elle n'est pas spécifique à l'automne. Elle est provoquée par des champignons microscopiques qui se transmettent par contact avec un animal porteur ou un environnement contaminé.

La teigne se manifeste généralement par des zones dépourvues de poils, parfois arrondies, notamment sur la tête, les oreilles ou le corps de l'animal. Des squames et des croûtes peuvent également apparaître. Toutefois, certains animaux peuvent être porteurs sans présenter de lésions visibles.

Cette maladie peut également se transmettre à l'être humain. Une vigilance particulière est donc nécessaire dans les foyers accueillant plusieurs animaux ou des personnes fragiles.

Il convient donc d’être à l’affût des premiers symptômes de cette mycose de la peau. En cas de signe de teigne sur votre animal ou en cas de doute, consultez rapidement votre vétérinaire pour confirmer la maladie et mettre en place un traitement.

Le traitement peut nécessiter plusieurs semaines et s'accompagne généralement de mesures d'hygiène pour limiter la contamination de l'environnement.

Froid et humidité : comment préserver la santé de son animal ?

Arthrose du chien et du chat : reconnaître les douleurs articulaires

Avec l’âge, les animaux sont comme nous sensibles à des problèmes comme l’arthrose. La vieillesse et le surpoids sont des facteurs favorisant les troubles articulaires, tout comme certaines prédispositions morphologiques, maladies ou anciennes blessures.

La baisse des températures et l’humidité peuvent accentuer l'inconfort et la raideur chez certains animaux souffrant déjà d'arthrose. Les signes de douleurs articulaires sont assez faciles à reconnaître : difficulté à marcher, à se lever, boitement, abattement de l’animal.

Chez le chat, ils sont parfois plus discrets. Un animal qui hésite à sauter, évite les escaliers ou délaisse ses endroits préférés peut également souffrir de douleurs articulaires.

Comment soulager un chien ou un chat qui souffre d’arthrose ?

Le saviez-vous ? On estime qu’un chien sur cinq est touché par l’arthrose !

Si l’arthrose ne peut être soignée définitivement, les douleurs qu’elle engendre peuvent être soulagées ! N’hésitez pas à consulter votre vétérinaire dès que vous en apercevez les premiers signes.

Des traitements ou compléments alimentaires peuvent être mis en place pour aider votre animal selon le degré de sévérité de la maladie. Vous pouvez également soulager le quotidien de votre animal en aménageant son environnement :

  • un petit manteau pour les promenades
  • une bouillotte dans le panier
  • déplacer le panier près d’une source de chaleur (radiateur, cheminée)
  • installer des tabourets ou marche-pied près des zones en hauteur pour aider le chat à les atteindre plus facilement
  • faire marcher votre chien avant de le faire courir afin que le réchauffement des articulations se fasse progressivement
  • …

Pour le chien, privilégiez des promenades régulières et adaptées à sa mobilité, avec une mise en mouvement progressive. Les sols antidérapants et le maintien d'un poids approprié contribuent également à son confort.

Attention toutefois aux sources de chaleur directes, comme les bouillottes trop chaudes, qui peuvent provoquer des brûlures.

Bon à savoir : le chauffage peut assécher l'air intérieur et modifier les habitudes de consommation d'eau de certains animaux. Il reste essentiel de leur laisser de l'eau fraîche à disposition toute l'année. Une augmentation inhabituelle de la soif ou des urines doit faire l'objet d'un avis vétérinaire, notamment chez les animaux âgés.

Baisse de luminosité : comment reconnaître les troubles de la vision ?

Lorsque les jours raccourcissent, la lumière diminue, ce qui peut rendre plus visibles certaines difficultés visuelles déjà présentes chez les animaux vieillissants. En revanche, la diminution de la lumière automnale ne provoque pas directement de cataracte.

Si tel est le cas, vous remarquerez chez votre animal une démarche hésitante, des réactions d’appréhension ou des difficultés à se déplacer dans un environnement peu éclairé. Une visite chez votre vétérinaire permettra de détecter une éventuelle maladie oculaire, comme une cataracte, et de proposer une prise en charge adaptée.

Changement de saison : quel impact sur le comportement du chien et du chat ?

Nos chiens et nos chats peuvent être sensibles aux changements de rythme qui accompagnent l'automne. Avec le raccourcissement des journées, la baisse des températures et les modifications de nos habitudes, leurs occasions de sortir, de jouer ou d'interagir avec nous peuvent évoluer.

On peut remarquer ces changements en étant attentif aux comportements de son animal et aux signaux d'inconfort ou d'apaisement qu'il peut manifester.

Vous notez un manque de motivation ? Des épisodes agressifs ? Des changements brutaux de comportement ? Ces manifestations ne signifient pas nécessairement que votre animal souffre d'une dépression saisonnière. Elles peuvent avoir de nombreuses origines, notamment médicales, comportementales ou environnementales.

Pour préserver son équilibre, veillez à maintenir des activités adaptées à ses besoins. Les promenades restent importantes pour le chien, même lorsque les journées raccourcissent. Les jeux de recherche, les activités olfactives et les moments d'interaction peuvent également contribuer à son bien-être.

Pour le chat, l'enrichissement de l'environnement est particulièrement important, surtout s'il passe davantage de temps à l'intérieur. Griffoirs, cachettes, espaces en hauteur et séances de jeu permettent de multiplier les occasions de stimulation.

Enfin, si votre animal devient soudainement apathique, mange moins ou présente un comportement inhabituel, ne mettez pas automatiquement ces changements sur le compte de la saison : consultez votre vétérinaire pour en rechercher la cause.

L'automne reste une saison idéale pour profiter de moments privilégiés avec son animal. En connaissant les principaux dangers et en restant attentif aux changements de son comportement, vous pourrez continuer à partager vos promenades et vos activités en toute sérénité.

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