Chasse : le gouvernement rejette un moratoire national malgré les demandes des associations
Alors que plusieurs associations de protection de l’environnement et de la faune sauvage demandaient le report de l’ouverture générale de la chasse après un été marqué par les canicules, la sécheresse et les incendies, le gouvernement a écarté l’idée d’un moratoire national.
Les associations demandent un répit pour une faune fragilisée
Depuis le mois d’août, plusieurs organisations, dont l’ASPAS, appelaient à accorder un répit temporaire aux animaux sauvages, dont les habitats et les ressources ont été fortement affectés par les événements climatiques de l’été. Une pétition citoyenne intitulée "Pas de fusils sur les cendres ! ", lancée pour demander une suspension de la chasse, a déjà recueilli plusieurs centaines de milliers de signatures.
Les associations à l’origine de cette mobilisation soulignent que de nombreux animaux sauvages ont été fragilisés par le manque d’eau, les températures extrêmes et la destruction de leur habitat. Les incendies ont également contraint certains animaux à fuir les zones naturelles touchées, tandis que les plus petits, incapables de s’échapper, ont parfois été directement exposés aux flammes.
Pour les organisations mobilisées, ouvrir la saison de chasse dans ce contexte revient à ajouter une pression supplémentaire sur une biodiversité déjà fragilisée. Elles demandent donc que les conséquences des événements climatiques exceptionnels soient davantage prises en compte dans la gestion de la faune sauvage.
Le gouvernement renvoie la décision aux préfets
Si le gouvernement a rejeté la mise en place d’une trêve nationale, il a renvoyé la question à l’échelle locale. La décision d’éventuellement suspendre ou reporter temporairement la chasse revient ainsi aux préfets, qui peuvent agir au cas par cas selon la situation de leur département.
Le Code de l’environnement prévoit en effet la possibilité de suspendre temporairement la chasse dans certaines circonstances exceptionnelles, notamment en cas de calamité, d’incendie, d’inondation ou de gel prolongé susceptible de nuire au gibier. Ces suspensions peuvent être décidées localement et renouvelées selon l’évolution de la situation.
La saison de chasse doit donc se poursuivre à partir de septembre et jusqu’en février 2027, sauf décision locale contraire. Les associations qui soutiennent le moratoire national continuent néanmoins leur mobilisation et invitent les citoyens à signer la pétition.
La mobilisation reste donc ouverte, tandis que la question de l’impact des événements climatiques extrêmes sur la faune sauvage et la biodiversité continue de se poser. Les associations de protection animale et de protection de la nature appellent plus largement à prendre en compte la fragilité des écosystèmes après cet été particulièrement difficile.
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