Salons du chiot : pourquoi ils sont de plus en plus interdits
Face aux mobilisations d’associations de protection animale, la ville d’Avignon a décidé d’interdire définitivement les salons du chiot. Une mesure forte en faveur du bien-être animal.
Ces achats impulsifs qui mènent à l’abandon
Dénoncés par de nombreuses associations de protection animale, les salons du chiot favorisent l’achat impulsif. Selon une étude de l’association Argos 42, 47,7 % des animaux achetés en salon sont ensuite abandonnés. Un chiffre qui illustre les dérives de ce type d’événement.
Dans ces salons, les animaux sont présentés comme immédiatement disponibles à l’achat. Les visiteurs peuvent craquer sur un chiot « mignon », sans même avoir envisagé d’adopter. Les associations alertent sur cette marchandisation, qui encourage les décisions prises sur un coup de tête et entraîne de nombreux abandons.
Des conditions sanitaires préoccupantes
Les associations alertent également sur les conditions dans lesquelles les animaux sont transportés : cages surpeuplées, manque d’eau… Elles pointent aussi les risques sanitaires liés à ces rassemblements, où certains chiots, parfois âgés de seulement deux mois, ne sont pas à jour de leurs vaccins.
Lors d’un salon organisé début avril, plusieurs cas de parvovirose — une infection virale potentiellement mortelle — ont été signalés.
Les conditions d’hygiène interrogent également. Plusieurs acheteurs témoignent de maladies déclarées après l’achat : infestations de vers, diarrhées, problèmes de peau… et ce, malgré les questions posées à l’exposant sur l’état de santé des animaux.
Même lorsque des consignes invitent à ne pas toucher les animaux, certains éleveurs les placent dans les bras des visiteurs pour favoriser le coup de cœur. Autant de pratiques qui peuvent mettre leur santé en danger.
Vers une interdiction à l’échelle nationale
Après Toulouse, Antibes ou encore Valence, la ville d’Avignon a, à son tour, décidé d’interdire les salons impliquant la vente d’animaux.
Des décisions qui envoient un signal fort en faveur de la protection animale et témoignent de l’impact des mobilisations associatives. Ces dernières poursuivent leur combat et militent désormais pour une interdiction à l’échelle nationale.
Des alternatives qui privilégient l’adoption responsable
Parallèlement, des alternatives émergent. De plus en plus de salons dédiés aux animaux de compagnie mettent l’accent sur l’adoption, en proposant aux visiteurs de rencontrer des chiens issus de refuges. Pour sa 30e édition, en mars dernier, le Paris Animal Show 2026 a ainsi mis en place, pour la première fois, un espace dédié à l’adoption au cœur du salon.
Un animal ne s’adopte pas sur un coup de tête. Prendre le temps de se poser les bonnes questions et se tourner vers des structures adaptées, c’est faire le choix d’une adoption responsable, essentielle pour son bien-être sur le long terme.